L’AAIH enregistre de lourdes pertes financières en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19 et prévoit que la relance prendra plusieurs années

La pandémie de COVID-19 a brusquement paralysé les activités de transport aérien dès le mois de mars 2020, entraînant le plus important déficit financier jamais enregistré par l’Administration de l’aéroport international d’Halifax (AAIH).

Ce constat, ainsi que d’autres détails sur la façon dont la pandémie a frappé l’AAIH ainsi que sur ses plans de relance, a été présenté aujourd’hui lors de son assemblée publique annuelle, qui s’est déroulée en mode virtuel afin de respecter les protocoles provinciaux de santé publique liés à la COVID-19.

« Au cours des 21 années durant lesquelles l’AAIH a géré Halifax Stanfield, 2020 pourrait aisément être décrite comme l’année la plus éprouvante qu’ait connue notre aéroport », a déclaré Joyce Carter, présidente-directrice générale de l’AAIH. « Nous avons réagi rapidement à la pandémie en appuyant les mesures de santé publique et les restrictions de voyage, nous avons mis en place de meilleurs protocoles en matière de santé et de sécurité, et nous avons continué, comme toujours, à accorder la priorité absolue à la sécurité des opérations aéroportuaires. Toutefois, la chute spectaculaire de l’activité a éliminé la plupart de nos sources de revenus et, étant donné le manque de soutien significatif de la part du gouvernement, nous avons été contraints de nous endetter davantage pour garantir que cet élément essentiel de l’infrastructure de transport reste à la disposition de nos partenaires de l’industrie et des membres de la collectivité. »

Avant la pandémie, l’aéroport abritait 120 organisations, qui fournissaient 5 600 emplois sur place, notamment des manutentionnaires au sol, des pompiers, des comptables, des employés d’hôtel, des membres d’équipage et bien d’autres. Véritable moteur économique, l’aéroport contribue à hauteur de 3,8 milliards de dollars par an à l’économie de la Nouvelle-Écosse et joue un rôle important à l’appui du tourisme, du commerce, de l’investissement et de l’immigration dans toute la région.

« L’AAIH a travaillé d’arrache-pied au cours des deux dernières décennies, avec ses partenaires, ses intervenants, les membres de la collectivité et le gouvernement, pour assurer à Halifax Stanfield une place sur la scène mondiale », a déclaré Mme Carter. « La pandémie de COVID-19 a évidemment freiné les progrès réalisés, mais nous sommes convaincus que nous serons prêts à contribuer à la réussite et à la reprise de notre région, une fois que la pandémie aura reculé. »

En tant qu’organisation à but non lucratif contrôlée des intérêts locaux, l’AAIH est là pour servir ses collectivités et s’assurer qu’elles disposent des liaisons aériennes nécessaires pour se développer et prospérer. L’AAIH loue les terrains de l’aéroport au gouvernement fédéral et lui verse un loyer pour le droit de gérer, d’exploiter et de développer l’aéroport de manière à soutenir le développement économique de notre région.

« Notre organisation est censée être autonome du point de vue financier », a déclaré Paul Brigley, vice-président des finances et directeur financier. « Nos redevances sont établies de manière à couvrir nos coûts, et tout excédent généré au cours d’une année normale est réinvesti dans l’aéroport. La pandémie a anéanti tout excédent et, compte tenu de la réduction considérable des recettes, nous avons dû recourir à l’emprunt pour soutenir les opérations pendant la majeure partie de l’année 2020. Nous avons pris les mesures nécessaires pour faire en sorte d’avoir un accès adéquat aux liquidités afin de continuer à fonctionner et à fournir des services à la collectivité jusqu’à ce que la demande en matière de voyages reprenne et que l’activité de l’aéroport retrouve un niveau financièrement viable. »

L’AAIH a entrepris une sollicitation de consentement des détenteurs d’obligations à la fin 2020 afin d’obtenir l’autorisation des détenteurs d’obligations existants de renoncer à certaines dispositions de remboursement de la dette contenues dans son acte de fiducie principal pour les années 2020 à 2022, ce qui a été approuvé. Cela a donné à l’AAIH la flexibilité nécessaire pour répondre aux inquiétudes persistantes en matière de liquidités, compte tenu de l’incertitude toujours présente liée à la pandémie et de l’incertitude quant au moment où les voyages aériens non essentiels pourront reprendre en toute sécurité.

Plus tôt cette semaine, l’AAIH a lancé une nouvelle émission d’obligations de placement privé de 150 millions de dollars, fournissant les liquidités supplémentaires nécessaires pour maintenir les opérations et les dépenses d’investissement qui seront nécessaires au cours des prochaines années, à mesure que notre industrie se remettra de l’impact de la pandémie de COVID-19.

Malgré la perte considérable de revenus, Halifax Stanfield reste ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour permettre les vols médicaux et militaires essentiels, gérer les urgences inattendues telles que les déroutements de vols, et assurer les livraisons de fret aérien pour les marchandises et les fournitures importantes, comme les vaccins.

Bien que 2020 n’ait pas été une année record en matière d’activité de fret aérien, le fret a été moins touché que le trafic passagers. Le fret traité à Halifax Stanfield en 2020 s’est élevé à un peu moins de 33 000 tonnes métriques, soit une baisse de 19 % par rapport à 2019.

L’AAIH a connu une légère augmentation du nombre d’atterrissages de vols de fret en 2020 et le nouveau parc logistique de fret aérien a continué à progresser, grâce à la construction de nouvelles aires de stationnement pour avions et d’une installation d’entreposage du fret. La construction du parc logistique de fret aérien a été rendue possible grâce à un soutien financier d’un montant total de 18 millions de dollars du gouvernement fédéral par le biais du Fonds national pour les corridors commerciaux, et de 5 millions de dollars de la province de la Nouvelle-Écosse, ainsi qu’à l’investissement de 13 millions de dollars de l’AAIH.

« Bien que l’activité aérienne globale ait été moins importante en 2020 que lors des années précédentes, les travaux effectués à Halifax Stanfield sont essentiels à la croissance de notre économie et au maintien des liaisons entre les collectivités », a déclaré Mme Carter. « Nous sommes extrêmement fiers de tous les membres de la communauté d’Halifax Stanfield pour leur persévérance, tant sur le plan personnel que professionnel, alors que nous traversons collectivement une période d’immense incertitude et évoluons en territoire inconnu. »

« Nous travaillons ensemble dans la perspective d’un avenir plus radieux. Nous maintenons notre cap. »

 

Principaux faits saillants du rapport annuel 2020 de l’AAIH :

  • En 2020, Halifax Stanfield a accueilli 995 426 passagers, soit une baisse par rapport aux 4 188 443 passagers en 2019. Les deux tiers de tous les passagers en 2020 ont voyagé entre janvier et mars.
  • Halifax Stanfield s’attendait à disposer de 17 compagnies aériennes offrant des vols vers 46 destinations au Canada, aux États-Unis, dans les Caraïbes, au Mexique et en Europe. Durant la pandémie, l’aéroport n’a été desservi que par trois compagnies aériennes offrant des vols vers huit destinations intérieures.
  • Les recettes totales de l’AAIH en 2020 ont été de 41,3 millions de dollars, soit une baisse par rapport aux 114,4 millions de dollars en 2019.
  • Les dépenses ont dépassé les recettes de 40,1 millions de dollars en 2020, un choc sans précédent par rapport à l’excédent des recettes sur les dépenses de 7,5 millions de dollars qui a été enregistré en 2019.
  • Halifax Stanfield a réagi rapidement à la pandémie, en mettant en œuvre de meilleurs protocoles de santé et de sécurité à l’intérieur de l’aéroport, qui ont été contrôlés et certifiés par le Conseil international des aéroports comme étant conformes aux meilleures pratiques reconnues mondialement pour la salubrité des aéroports.
  • Il existe une grande incertitude quant au moment où le transport aérien pourra commencer à reprendre en toute sécurité, mais l’AAIH prévoit qu’il faudra quatre à cinq ans pour revenir aux volumes de 2019.

 

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